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Les composantes d'un programme anticorruption empilees, la derniere portant la preuve de son application.
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Conformité

Sapin 2 et anticorruption : comment structurer un programme de conformité efficace

6 octobre 20265 min de lecture

Ce que la loi Sapin 2 impose aux entreprises concernées

La loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique oblige les entreprises de plus de 500 salariés et dont le chiffre d'affaires est supérieur au seuil fixé par le décret d'application, ainsi que les présidents, directeurs généraux et gérants de ces sociétés, à mettre en place un programme anticorruption [source : loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, article 17]. Ce programme se compose de huit mesures obligatoires listées à l'article 17 de la loi. L'Agence française anticorruption (AFA) contrôle le déploiement de ces mesures et peut prononcer des sanctions. Optivalue.ai guide les organisations dans la documentation de chaque mesure, en produisant les preuves nécessaires à un contrôle de l'AFA. La conformité Sapin 2 n'est pas un exercice ponctuel ; elle s'inscrit dans un processus documenté et révisé chaque année.

Les huit mesures obligatoires du programme anticorruption

L'article 17 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 liste les huit mesures constituant le programme anticorruption. Première mesure : un code de conduite définissant les comportements interdits. Deuxième mesure : un dispositif d'alerte interne permettant aux employés de signaler des faits susceptibles de constituer un manquement. Troisième mesure : une cartographie des risques de corruption et de trafic d'influence. Quatrième mesure : des procédures d'évaluation des clients, fournisseurs et intermédiaires. Cinquième mesure : des procédures de contrôles comptables. Sixième mesure : un dispositif de formation des personnels exposés. Septième mesure : un régime disciplinaire permettant de sanctionner les manquements. Huitième mesure : un dispositif de contrôle et d'évaluation interne des mesures mises en place. Ces huit mesures doivent être documentées et mises à jour pour démontrer leur effectivité.

Cartographie des risques de corruption : méthode et fréquence

La cartographie des risques de corruption est la mesure centrale du programme Sapin 2, car elle conditionne l'efficacité de toutes les autres. Elle identifie les scénarios dans lesquels un acteur pourrait offrir ou recevoir un avantage indu pour obtenir un bénéfice commercial. La méthode comporte trois étapes : identifier les situations d'exposition au risque (fonctions, processus, zones géographiques), évaluer chaque risque selon sa vraisemblance et son impact potentiel, puis prioriser les traitements selon le niveau de criticité. L'AFA recommande une révision annuelle ou à chaque modification substantielle de l'organisation, des activités ou du périmètre géographique de l'entreprise. Cette cartographie alimente directement les procédures d'évaluation des tiers, le contenu des formations et le régime disciplinaire.

Code de conduite et formation : comment les documenter

Le code de conduite anticorruption doit définir précisément les comportements interdits et les modalités d'alerte interne, selon l'article 17 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016. Il doit être intégré au règlement intérieur de l'entreprise, diffusé à l'ensemble des personnels et signé par les personnels exposés aux risques identifiés dans la cartographie. La formation est la sixième mesure obligatoire. Elle doit être ciblée sur les personnels exposés, adaptée à leur niveau de risque, et documentée avec les listes de participants, les supports pédagogiques, les évaluations et les dates de session. L'AFA contrôle la traçabilité complète de chaque formation ; une formation dispensée sans dossier de preuve n'est pas considérée comme accomplie lors d'un contrôle.

Comment un logiciel structure chaque mesure et produit les preuves pour l'AFA

Un logiciel de conformité Sapin 2 relie les huit mesures à un référentiel documentaire unique. Il structure la cartographie des risques avec ses révisions datées. Il gère le registre des évaluations des tiers avec les résultats et les décisions prises. Il produit le journal des formations avec les participants et les dates. Il centralise les signalements reçus via le dispositif d'alerte, en respectant la confidentialité. Il génère les tableaux de bord nécessaires à la revue annuelle du programme par l'instance dirigeante. Optivalue.ai fournit la documentation de la gestion des conflits d'intérêts, pilier du programme Sapin 2, ainsi que le dispositif d'alerte interne, obligation légale du programme Sapin 2, conforme aux exigences de la directive (UE) 2019/1937 et de la loi n° 2022-401 du 21 mars 2022.


FAQ

Quelles entreprises sont obligatoirement soumises à la loi Sapin 2 ?

L'article 17 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 oblige les sociétés employant au moins 500 salariés dont le chiffre d'affaires est supérieur au seuil fixé par décret, ainsi que les sociétés mères de groupes remplissant ces critères au niveau consolidé, à mettre en place un programme anticorruption. Les présidents, directeurs généraux et gérants de ces sociétés sont personnellement responsables du déploiement. Les entreprises sous le seuil légal peuvent toutefois mettre en place un programme à titre volontaire, notamment lorsque leurs clients ou donneurs d'ordre l'exigent.

Quel est le rôle de l'AFA dans le contrôle du programme Sapin 2 ?

L'Agence française anticorruption est l'autorité administrative indépendante chargée de contrôler la mise en place des programmes anticorruption prévus par la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016. Elle peut engager des contrôles inopinés ou programmés. En cas de manquement, elle peut prononcer une injonction de mise en conformité ou saisir la commission des sanctions, qui peut infliger des amendes. L'AFA publie également des recommandations non contraignantes qui constituent le standard de référence pour apprécier la qualité d'un programme.

Quelle est la différence entre cartographie des risques et évaluation des tiers ?

La cartographie des risques de corruption identifie les scénarios d'exposition au sein de l'organisation : quelles fonctions, quels processus, quelles zones géographiques présentent un risque de corruption. L'évaluation des tiers est une mesure distincte, listée séparément à l'article 17 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 : elle consiste à vérifier l'intégrité des clients, fournisseurs de premier rang et intermédiaires, selon un niveau de diligence proportionné au risque identifié dans la cartographie.

Un dispositif d'alerte interne Sapin 2 est-il différent d'un dispositif lanceur d'alerte ?

Ces deux dispositifs sont distincts en droit mais peuvent être mutualisés en pratique. La loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 impose un dispositif de signalement pour les faits pouvant constituer un manquement au code de conduite anticorruption. La directive (UE) 2019/1937 transposée par la loi n° 2022-401 du 21 mars 2022 impose un canal de signalement plus large, couvrant les violations du droit de l'Union européenne. Une organisation peut choisir de déployer un canal unique couvrant les deux périmètres, à condition que celui-ci respecte les exigences des deux textes.

Comment prouver l'effectivité du programme lors d'un contrôle AFA ?

L'AFA évalue non seulement l'existence des huit mesures mais leur effectivité : le programme doit démontrer qu'il est réellement appliqué et qu'il produit ses effets. Les preuves d'effectivité incluent : les procès-verbaux de validation du code de conduite par l'instance dirigeante, les rapports de cartographie datés et signés, les listes de formations avec leurs évaluations, les dossiers d'évaluation des tiers avec les décisions prises, et les rapports annuels de revue du programme. Un logiciel de conformité produit et archive automatiquement ces éléments de preuve.


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